CARNET DE VOYAGE : 3 SEMAINES EN INDONÉSIE EN SEPTEMBRE- OCTOBRE
Bonjour à tous, revenant de 3 semaines de vacances en Indonésie, je me lance dans la rédaction d’un nouveau carnet de voyage !
Pour ce voyage, je suis accompagné de Roxane -comme pour plusieurs de mes précédents carnets -.

L’Indonésie est le plus vaste archipel du monde. Il compte plus de 17 000 îles, offrant une combinaison presque infinie d’itinéraires plus ou moins définis. En effet, l’Indonésie est une destination très touristique, et vous trouverez très facilement plusieurs parcours tout faits dans lesquels vous pourrez piocher pour construire votre itinéraire de rêve.
Gardez en tête qu’il faudrait des mois rien que pour survoler les « immanquables » du pays… Ne soyez pas trop ambitieux dans vos planning ! Je vous joins une carte qui compare son étendue à celle de l’Europe.

Source : https://thetruesize.com/#
Après des choix cornéliens, nous avons décidé de commencer par les incontournables de l’île de Java et de poursuivre par quelques jours dans l’archipel de Raja Ampat. Nous finissons notre voyage par une croisière assez classique de 3 jours dans les Komodo avant de rejoindre Jakarta.
Jour 1 : Bruxelles → Abu Dhabi,
Jour 2 : Abu Dhabi → Jakarta
Jour 3 : Jakarta → Yogyakarta
Jour 4 : Yogyakarta
Jour 5 : Malang → Gunungsriti (Tumpak Sewu)
Jour 6 : Gunungsriti (Tumpak Sewu)–> Cemoro Lawang (Bromo)
Jour 7 : Cemoro Lawang (Bromo) → Banyuwangi (Ijen)
Jour 8 : Banyuwangi (Ijen)–> Denpasar (Bali)
Jour 9 : Denpasar → Jakarta → Sorong → Wasai → Kri (Raja Ampat)
Jours 10, 11, 12, 13, 14 : Île de Kri (Raja Ampat)
Jour 15 : Kri → Wasai → Sorong
Jour 16 : Sorong → Jakarta → Denpasar → Labuan Bajo
Jours 17, 18, 19 : Croisière Komodo
Jour 20 : Labuan Bajo
Jour 21: Labuan Bajo → Jakarta
Jour 22 : Jakarta → Abu Dhabi
Jour 23 : Abu Dhabi → Bruxelles

• AVANT DE PARTIR :
Avion : Nous avons choisi un vol Bruxelles-Jakarta avec une étape à Abu Dhabi.
NB : Alerte bon plan, connaissez-vous le principe du « Stopover » ? Certaines compagnies offrent des avantages en permettant de faire une longue escale (de 24 à 96 heures) dans leur pays. Nous avons volé avec Etihad et ils proposent d’offrir l’hôtel à Abu Dhabi lors de l’escale, pour une, deux ou trois nuits. Nous avons choisi de ne pas en profiter car ce n’est pas la meilleure période pour visiter la ville.
Nous sommes partis avec la compagnie Etihad, que nous avons choisi pour ses tarifs attractifs, ses horaires, et son excellente réputation. En nous y prenant à l’avance, nous avons payé un prix très correct : 673,94€ / pers. Pour l’aller-retour, bagages inclus.

Documents nécessaires :
« Depuis le 1er septembre 2025, vous devez remplir une carte d’arrivée numérique via le site web (site officiel) ou l’application « All Indonesia ». La carte d’arrivée numérique est gratuite et peut être remplie à partir de 3 jours avant l’arrivée.
Après avoir rempli la carte d’arrivée numérique, vous recevrez un code QR qui sera scanné à votre arrivée en Indonésie.
Cette carte d’arrivée combine les données pour l’immigration, la douane et les services de santé/quarantaine.
Attention : la carte d’arrivée ne remplace pas le visa ! Vous devez toujours disposer d’un visa valide (obtenez votre visa ici). »
Change : Au moment de la publication de ce carnet (octobre 2025), 1€ équivaut à environ 19 500 roupies indonésiennes (IDR).
Comme toujours, évitez d’échanger de l’argent à l’aéroport et privilégiez plutôt les retraits directement au distributeur. Si vous avez une carte Revolut, vous avez le droit de retirer un certain montant sans frais bancaires. Vous pouvez également payer dans une devise étrangère en évitant les frais de conversion. Renseignez-vous sur les différentes offres, il y a plus ou moins d’avantages en fonction de la carte que vous choisissez.
Langue : La plupart des Indonésiens ne parlent pas bien l’anglais, mais il est assez facile de trouver des personnes ayant les bases, voire un anglais très correct, surtout dans les coins plus touristiques.
Internet : Pour avoir internet tout au long du voyage, il y a deux grandes possibilités : une eSIM, c’est-à-dire une carte SIM virtuelle que vous pouvez acheter avant le départ ; ou une carte SIM physique, locale, que vous pouvez acheter une fois arrivé en Indonésie. Nous avons testé les deux, et la couverture réseau était très satisfaisante dans les deux cas, y compris dans les coins particulièrement reculés comme Raja Ampat.
Pour l’eSIM, Roxane a acheté sa carte via Saily et a payé 29€ pour 20 GB.
Quant à moi, j’ai opté pour une carte SIM locale via Telkomsel (qui offre la meilleure couverture), au prix de 408 000 IDR pour 48 GB, soit environ 21€. Comme le prix était raisonnable, je l’ai directement achetée à l’aéroport de Yogyakarta (significativement moins cher qu’à celui de Jakarta).
Se déplacer : Nous avons utilisé l’application Grab, une sorte d’Uber local. Vous pouvez également utiliser Gojek. C’est très pratique, nous y avons lié notre carte Revolut et tous les trajets étaient automatiquement débités (même mécanisme qu’Uber), donc pas d’arnaque ou de négociation possibles étant donné que tout se fait via l’application.
Afin que ce carnet ne soit pas trop long, je pense le séparer en 3 parties :
- L’Île de Java
- Raja Ampat
- Le parc national du Komodo
Je commence donc par notre première destination, qui compte parmi les plus populaires d’Indonésie : l’île de Java et le fameux tour Mont Bromo – Tumpak Sewu – Volcan Ijen.
CARNET DE VOYAGE : 3 SEMAINES EN INDONÉSIE EN SEPTEMBRE-OCTOBRE (I) : L’ÎLE DE JAVA
Java, terre de contrastes. De la taille de la Grèce, elle est l’île la plus densément peuplée au monde, avec plus de 150 millions d’habitants -plus de la moitié de la population indonésienne- ! Java, c’est une île qui intimide parfois, impressionne souvent et émerveille toujours. Entre ses mégapoles de plusieurs millions d’habitants, ses paysages à couper le souffle et l’un des patrimoines historiques et culturels les plus riches au monde, elle trouvera son chemin pour vous séduire, peu importe ce que vous êtes venus y chercher.

Comme vous le voyez, l’île de Java est immense. Bien qu’il y ait de très belles choses à découvrir à l’Ouest, nous nous sommes concentrés comme la grande majorité des voyageurs sur la partie Est de l’île.

• JOUR 1 : BRUXELLES → ABU DHABI
C’est le jour du départ ! On aimerait vous dire qu’il n’y a rien de spécial à raconter, mais nous avons encore une fois rencontré un petit problème au départ (comme au Kirghizistan).
Suite à la cyberattaque du 20 septembre, notre vol a été retardé de 5 heures, et nous avons donc raté notre correspondance Abu Dhabi – Jakarta…
Etihad nous a logés au Aloft Abu Dhabi. L’hôtel était très bien, un beau rooftop, un buffet à volonté et une literie confortable.

• JOUR 2 : ABU DHABI → JAKARTA
Le premier vol disponible nous retardait de 24 heures, c’est donc l’option que nous avons été contraints de choisir.

Rien de très intéressant à vous raconter, comme le changement de planning nous faisait également rater notre vol de Jakarta à Yogyakarta, j’ai passé une bonne partie de la nuit à essayer de changer le billet via le service client de Garuda Indonesia (sans succès) et trouver un autre billet d’avion.
Si bien que nous avons passé la journée à l’hôtel, la fatigue et la chaleur étouffante de l’extérieur ayant raison de notre motivation d’aller visiter la ville, plus particulièrement la magnifique mosquée Cheikh Zayed.


• JOUR 3 : ABU DHABI → JAKARTA → YOGYAKARTA
Encore une journée dédiée aux trajets. Nous arrivons à Jakarta vers 9h30, nous récupérons nos bagages, les réenregistrons pour notre nouveau vol Jakarta → Yogyakarta à 13h35 avec TransNusa. Si vous avez le choix, nous vous conseillons plutôt la compagnie Garuda Indonesia, bien plus confortable. Au final, le vol a été retardé à 15h00, mais nous n’étions pas à ça près…
Nous avions prévu assez de temps entre les deux vols pour passer la douane et récupérer nos bagages, et enfin les réenregistrer, mais nous avons été surpris de voir que tout se fait très rapidement.
Attention, comme mentionné plus haut, il vous faut deux documents pour rentrer en Indonésie, le visa et la carte d’arrivée numérique disponible via « All Indonesia ». Si vous avez oublié la carte numérique, vous pourrez effectuer les démarches avant de passer la douane sur des ordinateurs prévus à cet effet.

Arrivés à Yogyakarta, nous récupérons nos bagages et prenons un Grab (13,OO€) jusqu’à notre premier hôtel : Adhisthana. Tout était très correct, le personnel est très gentil et propose différents packages pour visiter la ville.
NB : Nous étions censés rester deux nuits à Yogyakarta, dans un premier temps pour faire une journée cool avant cette semaine (vous le verrez) très intensive, dans un deuxième temps parce que cette ville a énormément de choses à offrir, surtout au niveau culturel.

Nous arrivons au final assez tard, la nuit est déjà tombée. Sur les conseils du réceptionniste, nous allons manger au Warung Heru, qui sert une bonne cuisine de spécialités indonésiennes. Un très bon rapport qualité-prix.

• JOUR 4 : YOGYAKARTA : PRAMBANAN, KRATON, BOROBUDUR
NB : LES TEMPLES SONT FERMÉS LE LUNDI.
Première grosse journée de la semaine. Nous avons loué les services d’un chauffeur privé pour la journée, avec un itinéraire totalement libre (750k IDR pour 11 heures, puis 50k IDR par heure supplémentaire. Nous avons payé 800k IDR pour 12 heures, soit environ 40€).
Départ à 5h45 pour Prambanan, le plus grand ensemble hindou d’Indonésie, datant du IXe siècle (soit plus vieux qu’Angkor Wat!). À l’origine, environ 240 temples se dressaient dans la plaine. Des travaux de restaurations commencés en 1918 tentent de redonner au site la beauté de sa jeunesse, ce qui permet aux visiteurs de très vite prendre conscience de l’étendue et de la grandeur de cet ancien site religieux. Ces travaux se poursuivent encore aujourd’hui avec un soin tout particulier à la préservation de l’authenticité des structures.
NB : Les tickets coûtent 400k IDR, soit environ 20€ par personne et sont disponible ici.
Il fait déjà jour quand nous arrivons bien en avance pour le début de la visite. Bien que le site ouvre théoriquement à 6h30, l’accès au temple n’est possible qu’à partir de 7h00, nous aurions pu dormir un peu plus.
Nous sommes presque seuls quand les grilles s’ouvrent enfin et nous invitent à venir admirer l’ensemble de temples de plus près. Très rapidement, on s’émerveille des détails ; gravures et statues des différentes divinités et créatures mythiques, toutes mieux restaurées les unes que les autres, attirent notre regard à chaque tournant. Ça change de tout ce que l’on a pu voir au cours de nos précédents voyages.






Après Candi Prambanan (l’ensemble de 240 temples), n’oubliez pas de pousser jusqu’au Candi Sewu, à un kilomètre de là.
Candi Sewu, contrairement à Prambanan, est un ensemble bouddhiste d’environ 250 temples datant du VIIIe siècle. Même si la plupart des stûpas sont partiellement en ruines, le temple principal est assez bien conservé/ restauré et le site vaut bien le petit détour. Pour nous, c’est un immanquable si vous venez visiter Prambanan !


Ensuite, retour vers le centre de Yogya pour la visite du Kraton, le palais du sultan. Bien que nettement moins impressionnant que Prambanan, c’est un lieu culturel de première importance pour les javanais.
Nous poursuivons par les bains du sultan, à quelques centaines de mètres de là. C’était très joli mais le soleil a eu raison de notre motivation et on ne s’est pas éternisés.



Après une bonne pause à l’ombre et un plat de nouilles, nous nous dirigeons vers Borobudur, le plus grand monument bouddhique au monde. Il date du VIIIe siècle et est tout simplement immense : un carré de 123 mètres de côté et 35 mètres de hauteur! Vu du ciel, il représente un mandala.
Nous avons choisi de faire la visite en fin d’après-midi pour avoir une belle lumière. La visite se fait obligatoirement par petits groupes et accompagné d’un guide pour préserver le site. Des sandales sont fournies pour ne pas abimer le lieu.
NB 1 : Il y a deux sortes de tickets : le Temple Ground Ticket et le Temple Structure Ticket. Sélectionnez bien le Temple Structure Ticket, ou vous ne pourrez pas monter sur le temple ! Le prix est de 455k IDR (soit environ 25€), guide compris. Disponible ici : https://ticket.borobudurpark.com/en/.

NB 2 : Alerte bon plan ! Nous avions déjà réservé nos billets, mais depuis cet été, les visites au lever du soleil sont à nouveau proposées. Il faut compter 1 000 000 IDR (environ 50€) pour en bénéficier. Plus d’infos sur https://borobudursunrise.com/ ou sur le site officiel : https://ticket.borobudurpark.com/en/.

Le site est sans surprise à couper le souffle. Les « stûpas », sorte de grandes cloches, abritent en chacune d’elles une statue de Bouddha. Chaque étage du monument a une signification particulière en fonction de la position des mains des statues. Il y a 9 étages, chacun représentant une étape du chemin bouddhique vers le Nirvâna.








Nous rejoignons l’hôtel à la tombée de la nuit (vers 18h00, il fait déjà noir) et filons manger chez Noom. C’était bon, sans être inoubliable.

Pour terminer cette (longue) journée, nous nous rendons à la gare pour prendre le train « de nuit » qui nous mènera vers Malang afin de poursuivre notre voyage dans l’Est de Java. Nous avions prévu de rester deux nuits à Yogyakarta, pour notamment visiter un atelier de Batik, déambuler sur Malioboro ou faire un tour au marché de Breingharjo, mais la cyberattaque nous a malheureusement obligé à revoir nos plans. N’hésitez pas à y consacrer deux jours !

Nous avons pris des tickets Executive, à 520k IDR, soit environ 27€ / personne. Les sièges étaient inclinables, mais la lumière est restée allumée toute la nuit et les annonces à chaque station ont réduit à néant nos espoirs de sommeil.
Vous pouvez réserver vos billets via Traveloka (https://www.traveloka.com/id-id/kereta-api/rute/yogyakarta.malang).
• JOUR 5 : GUNUNGSRITI : KAPAS BIRU, COBAN SRITI, KABUT PELANGI
Après une nuit presque blanche, nous sommes très contents d’enfin arriver à la gare de Malang. Nous prenons le temps de commander un café bien mérité ainsi qu’un petit-déjeuner frugal avant de sauter dans un Grab.
Il y en a pour plus ou moins 2h30 de route, et la course nous a coûté environ 14€.
Nous arrivons donc vers 10h00 à Artha Cottages, un des meilleurs établissements du séjour.

La chambre n’étant pas encore prête, nous décidons de rentabiliser notre temps et d’aller voir les cascades des environs. La plus connue est Tumpak Sewu, mais nous avons prévu de la visiter très tôt le lendemain, pour en profiter sans trop de monde et avec une belle lumière.
Comme nous sommes tout de même un peu fatigués, nous décidons de descendre voir une cascade -Kapas Biru- et de nous contenter des points de vue pour les deux autres.
Comme il est assez compliqué de trouver un Grab dans la région, nous décidons de faire appel au service de taxi de l’hôtel, qui nous a fait un forfait de 200k IDR pour les 4 cascades (les 3 d’aujourd’hui + celle du lendemain), soit environ 10€.
Arrivés à Kapas Biru, nous mettons une grosse demi-heure pour descendre sur un sentier pas si évident, mais totalement faisable. La pente est tout de même assez raide, mais le spectacle qui nous attend en bas en vaut la peine.

Comme la descente appelait tout de même à une certaine prudence, nous ne mettons pas plus de temps pour remonter : une grosse demi-heure également.
Deuxième stop au point de vue de Kabut Pelangi, la plus haute cascade de la région. Une marche d’une petite dizaine de minutes nous y amène. C’est assez impressionnant, on sort le drone pour avoir une vue d’ensemble.


On termine l’après-midi par une cascade située à seulement 15 minutes de l’hôtel à pied, le panorama vaut réellement le déplacement !

Ensuite, retour et repos bien mérité à l’hôtel. Nous sortons manger dans un petit restaurant sur la route principale. C’était ok sans plus.
C’est la fin de cette longue journée, on va se coucher tôt, le réveil risque de piquer !
• JOUR 6 : TUMPAK SEWU et BROMO
NB : Nous rentrons dans le « triangle touristique de Java » : Tumpak Sewu, Bromo et Ijen. Vous avez le choix de le faire comme nous en autonomie, ou bien de le faire via l’une des nombreuses agences qui proposent toutes le même tour. C’est plutôt pratique si vous manquez de temps ou que vous n’avez pas envie de vous embêter avec l’organisation. Vous pouvez le faire à partir de plusieurs villes, comme Malang.
Le réveil sonne aux alentours de 5h00. Au programme, la cascade la plus connue de Java, rien que ça… Départ vers 5h30 pour arriver 15 minutes plus tard, pile à temps pour profiter d’une belle lumière (le soleil se lève très tôt en Indonésie !).
Nous nous arrêtons au point de vue et sortons le drone. On croise les doigts, la magie s’opère réellement lorsque le volcan Semeru est dégagé en arrière-plan de la cascade. Bien que vous puissiez le deviner du point de vue, prendre un peu de hauteur avec le drone rend la scène assez exceptionnelle.

Le volcan n’était pas 100% dégagé, mais on se considère chanceux : il y a des jours où on ne le voit pas du tout !
NB : Conseil photo : Pour avoir un bel effet de compression (c’est-à-dire que le volcan apparaisse bien grand derrière la cascade), reculez-vous et zoomez si votre drone vous en offre la possibilité).
Pour ceux qui n’ont pas de drone, pas d’inquiétude, la vue du sol est également à couper le souffle, et se retrouver en bas des chutes est réellement impressionnant !
Attention, en descendant aux chutes, vous serez mouillés. Prévoyez de bonnes chaussures pour descendre. Pour votre matériel photo, ne l’utilisez que s’il est tropicalisé. Comptez entre 20 minutes pour descendre (sans pause et avec un bon rythme), et plutôt 30 minutes pour remonter.
Comme il était assez tôt (environ 7h00 en bas des chutes), il n’y avait pas grand monde et on a vraiment pu profiter de l’endroit à notre aise. Quand nous sommes remontés vers 8h00, nous avons déjà croisé un peu plus de monde dans les escaliers.


La cascade est magnifique, et est aussi impressionnante d’en bas que d’en haut, voire même plus ! Ça vaut vraiment le coup de se faire un peu mouiller.
Nous rentrons à l’hôtel vers 8h30. Après un petit-déjeuner assez copieux (compris dans le prix de la chambre), nous faisons nos bagages et profitons une petite heure de la piscine avant de reprendre la route. Oui, le timing est serré, et il ne va pas se ralentir !
Notre prochaine étape est un autre incontournable de Java-Est : le Mont Bromo. Il y a plusieurs possibilités de logements, mais si vous voulez le faire en autonomie, le plus simple est de loger à Cemoro Lawang. De là, tout est faisable à pied.
Artha Cottages proposait des services de taxi vers Cemoro Lawang à 1 350k IDR (environ 70€). Notre hôtel de Bromo (Bromo B&B, voir plus loin), proposait le même service pour 1 000k IDR (environ 50€).
Nous avons choisi l’option Grab, qui proposait le trajet pour 400k IDR (environ 20€). Mais quand le chauffeur est arrivé, il nous a expliqué que l’application ne prenait pas en compte une route barrée et que donc le trajet serait plus long. Bref, une excuse pour vous faire payer plus. Les chauffeurs Grab sont bien au courant des prix pratiqués par les hôtels de la région et ils ajustent les leurs en conséquence, négociez et vous pourrez économiser quelques centaines de milliers de roupies. Au final, nous avons payé 900k (environ 45€), sans trop négocier.
NB : Gardez à l’esprit que ce qui n’est pas spécialement une grande différence pour vous est un énorme plus pour eux. Le salaire des locaux que nous avons rencontrés tournait aux alentours de 200 à 300€ par mois !
Une option plus économique est d’utiliser les transports en commun. Pour cela, prenez un taxi jusqu’à Probolinggo, puis un bus jusqu’à Cemoro Lawang. L’option taxi est évidemment beaucoup plus confortable et, étant pressés niveau timing, nous n’avons pas hésité.
Après un trajet mouvementé d’environ 4 heures, avec un chauffeur Grab qui a manifestement raté sa vocation de pilote, et qui prend la route pour son circuit… Nous arrivons à la guesthouse. Elle est simple, comme la plupart aux alentours de Bromo. Dans beaucoup de logements, n’espérez pas avoir d’eau chaude.

Si vous voulez une option luxe, mais beaucoup plus chère, j’ai entendu de bons échos de ARTOTEL Cabin, mais je ne l’ai pas testé.

Nous sommes accueillis par un jeune homme parlant très bien anglais, fait assez rare pour qu’il soit mentionné. Il pourra répondre à toutes vos questions et vous aider à organiser la suite de votre séjour. Comme tous les logements à Bromo, l’hôtel propose des options tout compris (Bromo privé/ partagé, Ijen privé / partagé).
Nous jetons nos affaires dans notre chambre et repartons directement en direction du cratère, nous sommes là pour moins de 24h00 et comptons bien en profiter.
Il y a deux grandes activités à ne pas louper à Bromo :
- Le lever de soleil sur le volcan depuis un des points de vue de votre choix (voir plus loin).
- L’ascension du Bromo jusqu’au cratère, pour entendre le cri des entrailles de la Terre.
Pour ce faire, vous avez à nouveau plusieurs choix. La première est de recourir au service d’une Jeep et de vous embarquez pour le combo lever de soleil -où la jeep vous dépose à proximité et vous rejoignez le point de vue en quelques minutes- et visite du cratère, où les jeeps vous déposeront dans la caldeira. De là, vous rejoindrez le cratère à pied ou à cheval (pour les moins téméraires).
NB : Sachez tout de même que les chevaux que nous avons croisés étaient teints en licornes et n’avaient pas l’air de vivre dans les meilleures conditions, mais chacun fera ce que bon lui semble avec cette information.
La deuxième option est de tout faire à pied. C’est celle que nous avons choisie. Si vous êtes à l’aise, vous pouvez également louer un scooter pour gagner un peu de temps.
Pour cette option, le planning dépendra de votre temps sur place. Comme nous n’avions qu’une après-midi et une matinée, nous devions visiter le cratère le jour de notre arrivée, ou faire une croix dessus (ce que nous n’avons même pas envisagé)…
Visiter le cratère en fin d’après-midi (vers 16h – 17h00) est une excellente option ! Pourquoi ? Vous serez pratiquement seuls ! L’immense majorité des touristes choisissent le combo lever de soleil et visite du cratère dans la foulée -avec ou sans jeep-. Ce qui fait que le cratère est déserté l’après-midi.
Nous avons mis environ 1 heure pour rejoindre le sommet du cratère depuis notre hôtel, à pied donc. La vue est magnifique, mais ce qui est réellement impressionnant est le bruit qui émane de ce volcan en activité. De là, vous aurez un panorama sur le champ de lave. Un paysage à la fois lunaire, désertique et aux airs apocalyptiques. Bref, un régal pour les yeux.




J’aurais aimé faire voler le drone mais il y avait énormément de vent. Sachez tout de même que vous pouvez avoir des plans (photos ou vidéos) magnifiques de quelqu’un qui marche sur l’arête du cratère.
En revenant du cratère, nous faisons un détour par Kusuma Kitchen, il est presque 18h00 et nous n’avons plus mangé depuis ce matin. C’est un bon restaurant, peut-être un poil plus cher que les autres mais avec beaucoup de choix et une bonne qualité. On repère les pancakes à la banane pour le lendemain.

Repus, nous passons sous la douche glacée et on se jette dans notre lit, réveils programmés sur 03h00 (intensif, vous avez dit ?).
• JOUR 7 : BROMO
Réveil comme prévu à 3h00 du matin. Le soleil se lève tôt en Indonésie, beaucoup trop tôt si vous voulez notre avis. En l’occurrence, à 5h15 ce matin.
Nous quittons l’hôtel vers 3h30, prêts (enfin plus ou moins) à franchir les 5 misérables kilomètres qui nous séparent d’un des plus beaux lever de soleil au monde.
NB : Vous avez trois spots connus pour admirer le lever de soleil :
- Le mont Penanjakan : le plus connu, donc le plus fréquenté. C’est là où vous finirez si vous optez pour le tour en jeep. Son grand point fort ? C’est celui qui offre la plus grande vue d’ensemble sur la caldeira.
- King Kong Hill : situé à 20 minutes du Mont Penanjakan en contrebas. C’est celui-là que nous avons choisi. Le chemin est indiqué sur Google Maps, même si la portion juste après le Serani Viewpoint n’est pas des plus intuitive.
- Serani Viewpoint : le plus accessible. Nous ne le conseillons pas spécialement, il est moins haut et par conséquent la vue y est moins spectaculaire qu’aux deux autres.
- Bon plan : Sur le chemin qui relie Serani Viewpoint à King Kong Hill, plusieurs spots non-aménagés offrent des points de vue magnifiques sur les volcans. Vous pouvez totalement vous contenter de ces endroits-là, la vue étant sensiblement la même que plus haut, mais sans la marée humaine autour de vous. Seul problème ? Dans le noir total, vous ne pourrez pas être certains que vous êtes bien placés pour admirer le lever de soleil avant qu’il se lève. Si vous êtes vraiment motivés, faites un repérage la veille.

Exemple de vue lors de la redescente pour vous donner une idée.
Nous arrivons donc 1h15 -ou 59 étages- plus tard au spot choisi pour admirer le spectacle. Des centaines de personnes attendent déjà, et, même si ça n’enlève rien à la beauté de ce volcan qui s’illumine peu à peu, ça impacte tout de même la magie du moment.
Attention, vous vous trouvez quand même à 2 300 mètres d’altitude et il peut faire très froid la nuit. Pensez à bien vous couvrir !



Le lever de soleil sur le mont Bromo fait partie de ces paysages qui, peu importe le nombre de fois où vous les avez vus défiler sur Instagram, parviennent encore à vous surprendre. Sa beauté insolente ne peut se résumer par de simples images, aussi belles soient-elles. C’est une expérience qui se vit et se partage, et qui s’imposera sans aucun doute comme l’un des moments forts de votre périple javanais.
Alors oui, c’est clairement un des plus beaux paysages que nous avons eu la chance de voir (les conditions météo étaient en plus parfaites), mais nous n’avons pas été aussi émus qu’en nous retrouvant seuls face au Kazneh à Petra, qu’en ramant dans le Big Lagoon au large d’El Nido au petit matin avec Ben et Sarah, qu’en entendant les singes hurleurs devant la grande pyramide de Calakmul ou qu’en admirant les rizières en terrasse de Batad.
Cela reste tout de même une expérience magnifique, et c’est comblés que nous redescendons nos 59 étages vers Kusuma Kitchen et nos pancakes bien mérités.
Notre petit-déjeuner englouti, nous retournons à l’hôtel et après une nouvelle douche glacée, faisons déjà nos sacs. Un van partagé nous attend à 10h00 tapantes pour nous amener à Banyuwangi, point de départ pour visiter Ijen.
Par souci de facilité / par manque de temps, nous avons choisi de passer par une agence via notre guesthouse. Ils se sont occupés du trajet Bromo – Banyuwangi, de l’hôtel sur place, du transport Banyuwangi – Ijen (aller-retour), des masques à gaz, des droits d’entrée pour Ijen ainsi que du guide, du certificat médical*, et du transport Banyuwangi – Ketapang (avec ferry pour rejoindre Bali inclus).
Tout compris, ça nous est revenu à 800k IDR / personne (environ 40€).
*NB : Depuis quelques années, un certificat médical datant de moins de 48h est obligatoire pour pouvoir faire l’expédition à Ijen. En autonomie, vous pouvez vous arranger avec votre hôtel.
Nous arrivons à notre guesthouse après 9 interminables heures de trajet (pause lunch comprise), Banyu homestay, inclus dans le tarif. Le logement était très correct, avec de l’eau chaude.

Pas de grande gastronomie pour ce soir, nous mangeons dans un food truck trouvé à côté de la guesthouse. Il n’y avait pas énormément d’alternative, même s’il doit avoir une possibilité de se faire livrer.
• JOUR 8 : IJEN
NB : LE SITE EST FERMÉ LE VENDREDI.
C’est notre plus longue journée. Réveil à 00h30, départ à 1h00 du matin et arrivée vers 2h00 au pied du Kawah Ijen.
Distribution des masques à gaz et des lunettes effectuée, nous nous mettons en route. Il y a énormément de monde. Des centaines de touristes encadrés par leurs guides se suivent sur la pente qui mène jusqu’au sommet. Même si le chemin est raide, la cadence assez lente imposée par ce troupeau humain tempère la difficulté de l’effort, et c’est sans problème que nous atteignons la lèvre du volcan.
La découverte du Kawah Ijen se fait en deux étapes :
- La descente dans le cratère pour observer les fameuses flammes bleues, un phénomène naturel qui est dû à la combustion du dioxyde de soufre.
- Regarder le lac le plus acide au monde (pH avoisinant les 0,2 !!) se dévoiler doucement au rythme du lever de soleil.
Nous ne voulions pas voir les flammes bleues. Aussi impressionnant que soit ce phénomène naturel, l’idée de se retrouver au milieu d’une file de touristes se bousculant sur un sentier trop étroit pour un selfie souvenir ne nous séduisait pas vraiment. Sans mentionner le contraste avec les mineurs de soufre empruntant ce même sentier, pour un salaire de misère et au péril de leur santé.
NB : Note sur les conditions de vie des mineurs. Au sein du cratère se trouve une solfatare, endroit où l’on extrait du soufre. Quelques dizaines de mineurs y descendent chaque jour le récolter à mains nues pour ensuite le remonter. Ils en portent jusqu’à 70kg par trajet et font généralement 5 allers-retours sur la journée, chaque aller-retour prenant 3h00, soit environ 15h de travail par jour. Leur espérance de vie est de 45 ans, tellement ces fumées sont toxiques sans masque à gaz. Pour eux c’est « très bien » rémunéré : comptez 1 500 IDR / kg, soit moins de 10 centimes. Ils peuvent donc espérer environ 5 euros par trajet (A-R).
Étant sous la responsabilité du guide, nous étions logiquement tenus de rester avec le groupe. Nous sommes donc descendus comme les autres dans le cratère, sur le sentier bien trop étroit et nullement adapté à une telle fréquentation. Ce n’est pas exagéré d’affirmer que c’est dangereux, soyez prudents.
L’expérience fut conforme à nos attentes, nous n’avons pas apprécié notre temps en bas, et étions soulagés une fois ressortis du cratère.
Le spectacle du lac se révélant peu à peu est en revanche un énorme câlin pour les yeux, et ça serait dommage de les priver de ce paysage unique.



NB : Le drone est permis et vous pourrez faire de très belles photos, mais je ne l’ai personnellement pas sorti pour ne pas faire attendre le groupe.
Après la descente, retour à l’hôtel, petit-déjeuner rapide et douche (chaude). On prépare les bagages, puis une navette nous conduit au ferry pour Bali. Tout s’est déroulé comme prévu, activités et timings conformes à ce qui avait été annoncé.
Passer par une agence est donc une bonne option si comme nous vous manquez de temps, ou si vous êtes stressés par les différentes démarches à faire dans un timing plus ou moins serré.
Si nous avions organisé cela en autonomie depuis Bromo, voici probablement comment nous nous y serions pris:
- Navette partagée jusqu’à la gare de Probollinggo (vous n’aurez aucun mal à trouver une navette, mais renseignez-vous sur les horaires la veille).
- Train Probollinggo – Banyuwangi (réservez via Traveloka).
- Grab vers un logement choisi à proximité d’Ijen. S’arranger avec eux pour le certificat médical en amont. Si vous voulez descendre dans le cratère, vous pourrez également louer vos masques à gaz à votre homestay. Si vous vous contentez du lever de soleil au sommet du cratère, vous n’en aurez pas l’usage.
- Achat du ticket le matin même de l’excursion. Ouverture de la billetterie à 01h00 du matin.
- Excursion et retour à l’hôtel. Puis Grab vers votre prochaine destination.
C’est ici que s’achève notre découverte des essentiels de Java. Une semaine intense où nous avons adoré absolument chaque étape. La fin de cette 8e journée sera détaillée dans la suite de ce carnet, et nous mènera vers « the last Paradise », l’archipel de Raja Ampat, en Papouasie Occidentale.
Retrouvez la suite de ce carnet et notre découverte de Raja Ampat dans la deuxième partie : CARNET DE VOYAGE : 3 SEMAINES EN INDONÉSIE EN SEPTEMBRE OCTOBRE (II) : RAJA AMPAT.
Pour notre matériel, nos déceptions, nos coups de coeur et d’autres informations générales, je vous invite à directement passer à la dernière partie : CARNET DE VOYAGE : CARNET DE VOYAGE : 3 SEMAINES EN INDONÉSIE EN SEPTEMBRE OCTOBRE (III) : LE PARC NATIONAL DU KOMODO.